La nouvelle version d’Exchange est arrivée


La nouvelle version de la suite de messagerie Microsoft Exchange est disponible depuis la fin de l’année 2009. Comme les futures versions de la suite Office et de WSS, elle répond au doux nom d’Exchange 2010. Dans cet article, nous parcourrons les grandes nouveautés de cette version, ce qui devra vous permettre d’identifier si cette nouvelle version peut répondre à certaines des problématiques que vous rencontrez aujourd’hui dans l’utilisation de votre messagerie.

Avant de voir les fonctionnalités, regardons un pré-requis important de cette nouvelle version. Le 64 bits est obligatoire, tout comme pour les autres logiciels serveurs de la gamme 2010 existante ou à venir. Matériels et systèmes d’exploitation devront donc impérativement gérer le 64 bits pour migrer.
Côté fonctionnalités, cette nouvelle version de Microsoft Exchange vient principalement changer les approches d’archivage, de stockage, d’administration du serveur, et du client de messagerie web OWA, anciennement Outlook Web Access et rebaptisé Outlook Web App. Voici, point par point, un descriptif de ces nouvelles fonctionnalités :

  • L’archivage des .pst sur le serveur. Isabelle Scemla, chef de produit sur les communications unifiées de Microsoft, explique que « celui-ci est maintenant centralisé ; l’administrateur de l’entreprise peut créer une boîte d’archivage supplémentaire pour l’utilisateur, qui dépose alors ses fichiers .pst sur sa boîte d’archive en ligne, manuellement ou automatiquement. » L’utilisateur est donc en mesure d’accéder à ses archives via le client Outlook ou via le client Web OWA. Cette fonctionnalité va donc amener une réponse forte et cohérente de sauvegarde des archives de messages, traditionnellement présentes sur les postes des utilisateurs et donc bien souvent très peu sécurisées.
  • L’optimisation des ressources de stockage. « Exchange 2010 réduit les écritures sur disques et autorise le recours de disques moins performants » précise Cyril Beurier, consultant senior chez Avanade France. Le coût de stockage des boîtes aux lettres devrait diminuer en évitant l’utilisation de disque rapides et donc plus onéreux. La consolidation et l’optimisation des infrastructures, devenues un élément stratégique chez Microsoft, fait donc son apparition dans la messagerie.
  • Le partage natif des annuaires. L’emploi d’un outil de synchronisation d’annuaire n’est plus indispensable pour le partage global des adresses entre un serveur Exchange situé sur site et un serveur Exchange sur un autre site ou en mode hébergé. La coexistence avec la version BPOS (version hébergée des solutions Microsoft) s’en trouve ainsi améliorée. Les opérations de fusion/acquisition seront également fortement simplifiées grâce à cette fonctionnalité.
  • Une meilleure administration: L’architecture DAG (Database Available Group) a évolué afin de faciliter la réplication des données sur des architectures en cluster. Par ailleurs, le nombre de nœuds n’est plus limité à deux comme pour Exchange 2007, mais va jusqu’à 16.
  • La prévention des fuites. Dans Exchange 2010, il est possible de paramétrer des règles pour filtrer les messages par mots clés avant qu’ils ne sortent de l’entreprise, ou pour empêcher de les imprimer.
  • L’intégration avec Office Communication Server (OCS). L’intégration avec OCS, le serveur de messagerie unifiée de Microsoft, se poursuit : les fonctionnalités de présence et de messagerie instantanée sont disponibles également depuis l’interface Web OWA. L’envoi de SMS depuis le client Outlook a également été ajouté, et fonctionnera avec des téléphones acceptant le protocole ActiveSync.
  • Une interface Web OWA plus complète. Remaniée, elle supporte mieux les navigateurs Firefox et Safari. Les calendriers sont désormais disponibles en mode Web. Selon certains utilisateurs de la version bêta, OWA se rapproche fonctionnellement d’un Outlook sur poste. Cet apport rendra ainsi plus crédible la partie messagerie en ligne de l’offre BPOS de Microsoft, mais surtout l’utilisation dans le cadre de l’entreprise de la version « clientless » d’Outlook qui devrait se développer.

Voici donc pour un premier tour d’horizon des fonctionnalités apportées par cette nouvelle version de Microsoft Exchange qui apporte ainsi de vrais réponses à des lacunes des versions précédentes. Nul doute que la version 2010 sera encore une fois une version de référence dans le monde de la messagerie, qui plus est dans un monde qui se rationalise et s’optimise !